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Felimida luteorosea et la discrète invitée

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La première chose qui attire le regard, c'est la couleur. Le mauve du manteau, les taches jaunes, les rhinophores orangés. Dans la pénombre du fond, Felimida luteorosea semble avoir capté toute la lumière. Cette doris, autrefois connue sous le nom de Chromodoris luteorosea , est l'un des nudibranches les plus colorés que l'on puisse rencontrer en Méditerranée. Ses couleurs vives attirent immédiatement l'œil du plongeur et en font un sujet apprécié des photographes sous-marins. Pourtant, l'image ne raconte pas toute l'histoire. Juste au-dessus de la doris mauve se promène une seconde silhouette. Bien plus petite. Quelques millimètres à peine. Probablement une doris de Villefranche ( Felimare villafranca ). Facile à manquer malgré sa proximité immédiate. Même lorsqu'on la montre du doigt. La grande doris attire naturellement toute l'attention, tandis que sa discrète compagne poursuit tranquillement sa route quelques centimètres plus haut. Ce contraste ent...

Pseudobiceros splendidus, la danseuse de flamenco

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Les plongées à Sausset-les-Pins réservent toujours de belles surprises, mais certaines rencontres marquent davantage que d'autres. Ce jour-là, le regard est tourné vers le sable. Les rombous sont parfois difficiles à repérer et demandent un peu d'attention. Puis, soudain, une chorégraphie frénétique attire le regard vers un tout autre spectacle. Quelques centimètres de velours. Une silhouette noire bordée d'un liseré doré évolue avec grâce dans la colonne d'eau. Il s'agit de Pseudobiceros splendidus , un ver plat marin appartenant à l'embranchement des Plathelminthes et à l'ordre des Polyclades. Le nom de l'espèce n'a rien d'exagéré. Contrairement à la plupart des animaux benthiques qui se déplacent discrètement sur le substrat, celle-ci quitte parfois le fond pour nager en pleine eau. Et lorsqu'elle le fait, le spectacle est saisissant. Ses bords s'animent avec vivacité dans une succession d'ondulations rapides. Impossible de ne pas ...

Code Python pour créer les Moyades en 3D

  # -*- coding: utf-8 -*- """ Visualisation interactive du MNT autour de l’îlot des Moyades Auteur : fcart Date : juillet 2025 """ # === IMPORTS === import pyvista as pv import numpy as np import rasterio # === LECTURE DU FICHIER === path = r"C:\Users\bureau\geotif\0890_6235_Moyades\0890_6235\LITTO3D_FRA_0892_6234_20150529_LAMB93_RGF93_IGN69\MNT1m\LITTO3D_FRA_0892_6234_MNT_20150128_LAMB93_RGF93_IGN69.asc" with rasterio.open(path) as src:     data = src.read(1)     transform = src.transform     nodata = src.nodata # === MASQUAGE DES DONNÉES INEXISTANTES === data = np.where(data == nodata, np.nan, data) # === CONSTRUCTION DES GRILLES X ET Y === nrows, ncols = data.shape x0 = transform.c y0 = transform.f dx = transform.a dy = transform.e  # attention : négatif x = np.arange(ncols) * dx + x0 y = np.arange(nrows) * dy + y0 xx, yy = np.meshgrid(x, y) # === DÉFINITION MANUELLE DE LA ZONE D'INTÉRÊT (coordonnées Lambert 93) === # Ajustage des bornes s...

Sous la surface, une œuvre d'art

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 Plongée sur la Côte Bleue. Ça peut sembler banal. Et puis… La Mer offre un bijou

🌊 Une flabelline aux Moyadons

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  Belle journée de mars sur les Moyadons. Alors forcément, du monde autour des Moyades. Plutôt que de s’attarder sur les reliefs les plus fréquentés, direction un peu à l’écart. Et même à l'écart des Moyadons, juste là, sous la bouée. Un petit récif ondule autour de trente mètres. Moins spectaculaire que les Moyadons eux-mêmes, mais dans une eau à la visibilité moyenne, et avec un site encore peu connu, c'est une option à tenter. Le décor est familier. Du coralligène comme on l’aime ici : des roches vivantes, des reliefs discrets, une multitude de petits détails qui demandent qu’on ralentisse. Vers 25 mètres, une touche de couleur attire l’œil. Une flabelline. Flabelline mauve -  Flabellina affinis Rien d’exubérant. Pas une scène parfaite. Mais suffisamment pour s’arrêter. Quelques centimètres à peine, des cérates violets tirant vers le rose, et cette présence presque fragile, accrochée à son bouquet d’hydraires. Sur le moment, difficile d’aller plus loin : flabel...

Dorsale vivante au Tiboulen

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Les Terriens repartent en mer Au début de mars, la Méditerranée n’a rien d’une carte postale. La baie de Marseille reste sous les nuages. Quelques gouttes tombent au départ, puis le ciel se tient, uniformément gris, sans vraiment se lever. La météo marine n’invite pas à l’éparpillement. Une houle de sud-est est installée. Rien d’exceptionnel, mais assez pour compliquer les sorties vers le parc des Calanques ou la Côte Bleue. La navigation se fait sans hâte. Dans ce clapot long, inutile de brusquer le bateau. Dans ces conditions, le Tiboulen de Frioul redevient un choix simple, presque évident. Un site accessible. Un abri relatif. Une possibilité laissée ouverte par la mer. L’approche se fait par l’ouest du rocher. Une bouée attend là, moins utilisée car plus exposée. Ce jour-là pourtant, la houle de sud-est la laisse étonnamment calme. Le tombant nord, plus classique, reste une option connue. Mais ce jour-là, c’est le sud qui attire. Moins fréquenté. Moins raconté aussi. Le ...

Plongée d’hiver

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Après les épisodes pluvieux de ces dernières semaines, le ciel de Provence retrouve enfin son bleu typique grâce à un salutaire petit mistral d’hiver. Le Mako II peut reprendre la mer, notamment grâce aux précieux bons soins des mécanos aux doigts magiques — merci David, merci Christophe. Derrière chaque sortie en mer, il y a des heures de travail discret, offertes sans bruit par ceux qui savent ce que signifie avoir envie de plonger. L’impatience est palpable. Un seul bateau ne suffit pas aujourd’hui. Grâce à Guy et son embarcation, une nouvelle fois, personne ne reste à quai. Cap sur l’Érevine. Une eau annoncée à 13°C. Un air encore vif. On sait déjà que limiter le temps de navigation sera apprécié au retour.

🌊 Mirage aux Moyades

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A nouveau, le Mako II met le cap sur les Moyades. Le bateau est plein à craquer, au point que Guy a dû sortir son propre semi-rigide. Sur le pont, ça s’affaire, ça plaisante, ça révise les plans de plongée pendant que le soleil grimpe lentement au-dessus de Marseille. La mer est belle, le ciel clair, et le bleu provençal s’orne de petits cumulus légers, promesse des lumières d’hiver que les photographes adorent. Déjà, tout semble briller un peu plus fort.

Retour à Caramassaigne : entre forêts profondes et silences pelés

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Il y a des sites qu’on ne cesse jamais de revisiter. Caramassaigne, au bout de l’île du Riou, est de ceux-là. Depuis plus de dix ans, je descends régulièrement le long de son tombant, happé par la profondeur, guidé par la promesse de ses forêts de gorgones rouges et de ses nuages d’anthias qui vibrent comme une pluie de flammes. Hier encore, nous y sommes retournés. Mais cette fois, j’ai voulu dévier de la route habituelle, quitter les sentiers battus du récif pour chercher ailleurs, plus au sud, plus bas, là où la roche s’ouvre comme une porte vers le silence. L’exploration a tenu ses promesses au début : la richesse de la zone profonde, intacte, m’a saisi. Mais le retour dans les vingt mètres, pelé, désert, a laissé Greg, mon partenaire de plongée du jour, sur sa faim. C'est vrai qu'on a fait de plus belles plongées sur ce site. Mais on y a aussi vu l'effroyable effet du réchauffement climatique.

Petits mystères sous-marins au Cap Caveau

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Le Mistral souffle, la houle commande. Au large de Marseille, la mer impose toujours ses lois, et c’est à Christophe, directeur de plongée, de lire dans ses humeurs. Grâce à son expérience, un choix s’impose : nous mettrons le cap vers la Calanque des Cambrettes, à l’Est de la pointe sud de Pomègues, dans l’archipel du Frioul. Une crique accueillante, protégée, qui offre un mouillage sûr. Le temps de s’équiper, le clapot contre la coque, et déjà l’excitation monte. Dans un instant, nous quitterons les tourments du monde terrestre pour la quiétude des profondeurs. Plonger dans un jardin vivant Dès les premiers mètres, la calanque révèle sa richesse. Même peu profonde, elle déroule un tapis de vie foisonnante : herbiers, roches tapissées d’une faune fixée exubérante, bancs de poissons qui passent comme des éclairs argentés. La Méditerranée, qu’on croit connaître, surprend toujours ceux qui prennent le temps de la regarder. Doris dalmatienne ( Peltodoris atromaculata ) Protule rouge,...

🌙 Carro, de nuit.

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Une semaine après notre dernière plongée nocturne ici, nous devrions revenir à Carro. Le même point d’entrée, la même plage familière. Mais la mer ne répète jamais deux fois la même scène. Le 1er août, c’était une plongée paisible, un peu trop tranquille à l'aller, et donc ... un peu rapide au retour, respect du timing oblige.  Une langouste en balade, une rascasse immobile à l’affût, un crabe araignée des anémones aperçue dans son creux d’ombre. Peu d’images sur la pellicule, mais un puissant souvenir qui donne envie de revenir. Crabe araignée des anémones Ce vendredi soir, nous replongerons dans la même zone. A la recherche du monde de la nuit, mais cette fois, moins loin, moins vite, plus attentifs.