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Une mystérieuse doris noire - Dendrodoris temarana

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Sous les pontons de la Bordelaise, dans l'étang de Thau, les surprises ne se résument pas aux hippocampes. En explorant lentement les herbiers et les organismes fixés, une limace de mer noire attire l'attention. Sa progression est lente. Son corps semble presque velouté et son large manteau forme une succession de petits lobes qui ondulent doucement au rythme de son déplacement. Deux rhinophores dressés vers l'avant lui donnent une silhouette facilement reconnaissable. Après la plongée, quelques recherches permettent de comparer cette observation avec les espèces décrites sur plusieurs sites naturalistes. Sans pouvoir l'affirmer avec certitude, il pourrait s'agir de la Doris de Témara ( Dendrodoris temarana ) . Les spécialistes rappellent toutefois que plusieurs espèces du genre Dendrodoris se ressemblent beaucoup et qu'une identification certaine peut parfois nécessiter un examen anatomique, voire des analyses génétiques. Cette proposition d'identification...

Le ponton de la Bordelaise

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L'étang de Thau, une plongée atypique. Pour rejoindre le ponton de la Bordelaise, il faut d'abord oser quitter la route goudronnée. Ce n'est pas du hors piste, mais c'est déjà quitter un peu le connu. Une piste de terre un peu chaotique longe le canal du Rhône à Sète. Quelques centaines de mètres plus loin apparaît un petit phare rouge et blanc, posé au bord de l'eau comme un repère tranquille. Quelques voitures sont déjà garées. Des plongeurs s'équipent. Les conversations se croisent. « La visibilité n'est pas terrible aujourd'hui... » « Inutile d'aller trop au large. » « Les hippocampes sont parfois dans les zostères... » « Il y a deux épaves de voiliers... » Chacun termine son équipement pendant que les derniers détails du briefing circulent d'un groupe à l'autre. Ici, rien ne cherche à attirer le regard. Et c'est peut-être justement ce qui fait le charme du lieu. La mise à l'eau est aussi tranquille que le paysage. Quelques marche...

Retour aux jardins

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Le goût naturel des choses simples Il y a des plongées que l'on prépare pendant des semaines. On imagine les sites. La lumière. Les parcours. On descend chercher des souvenirs trop planifiés. Et puis il y a celles qui commencent simplement. Un rendez-vous sur un parking. Un bloc sur le dos. Quelques amis. Une mise à l'eau tranquille. Un vivant libre et imprévisible.

Felimida luteorosea et la discrète invitée

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La première chose qui attire le regard, c'est la couleur. Le mauve du manteau, les taches jaunes, les rhinophores orangés. Dans la pénombre du fond, Felimida luteorosea semble avoir capté toute la lumière. Cette doris, autrefois connue sous le nom de Chromodoris luteorosea , est l'un des nudibranches les plus colorés que l'on puisse rencontrer en Méditerranée. Ses couleurs vives attirent immédiatement l'œil du plongeur et en font un sujet apprécié des photographes sous-marins. Pourtant, l'image ne raconte pas toute l'histoire. Juste au-dessus de la doris mauve se promène une seconde silhouette. Bien plus petite. Quelques millimètres à peine. Probablement une doris de Villefranche ( Felimare villafranca ). Facile à manquer malgré sa proximité immédiate. Même lorsqu'on la montre du doigt. La grande doris attire naturellement toute l'attention, tandis que sa discrète compagne poursuit tranquillement sa route quelques centimètres plus haut. Ce contraste ent...

Pseudobiceros splendidus, la danseuse de flamenco

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Les plongées à Sausset-les-Pins réservent toujours de belles surprises, mais certaines rencontres marquent davantage que d'autres. Ce jour-là, le regard est tourné vers le sable. Les rombous sont parfois difficiles à repérer et demandent un peu d'attention. Puis, soudain, une chorégraphie frénétique attire le regard vers un tout autre spectacle. Quelques centimètres de velours. Une silhouette noire bordée d'un liseré doré évolue avec grâce dans la colonne d'eau. Il s'agit de Pseudobiceros splendidus , un ver plat marin appartenant à l'embranchement des Plathelminthes et à l'ordre des Polyclades. Le nom de l'espèce n'a rien d'exagéré. Contrairement à la plupart des animaux benthiques qui se déplacent discrètement sur le substrat, celle-ci quitte parfois le fond pour nager en pleine eau. Et lorsqu'elle le fait, le spectacle est saisissant. Ses bords s'animent avec vivacité dans une succession d'ondulations rapides. Impossible de ne pas ...

Code Python pour créer les Moyades en 3D

  # -*- coding: utf-8 -*- """ Visualisation interactive du MNT autour de l’îlot des Moyades Auteur : fcart Date : juillet 2025 """ # === IMPORTS === import pyvista as pv import numpy as np import rasterio # === LECTURE DU FICHIER === path = r"C:\Users\bureau\geotif\0890_6235_Moyades\0890_6235\LITTO3D_FRA_0892_6234_20150529_LAMB93_RGF93_IGN69\MNT1m\LITTO3D_FRA_0892_6234_MNT_20150128_LAMB93_RGF93_IGN69.asc" with rasterio.open(path) as src:     data = src.read(1)     transform = src.transform     nodata = src.nodata # === MASQUAGE DES DONNÉES INEXISTANTES === data = np.where(data == nodata, np.nan, data) # === CONSTRUCTION DES GRILLES X ET Y === nrows, ncols = data.shape x0 = transform.c y0 = transform.f dx = transform.a dy = transform.e  # attention : négatif x = np.arange(ncols) * dx + x0 y = np.arange(nrows) * dy + y0 xx, yy = np.meshgrid(x, y) # === DÉFINITION MANUELLE DE LA ZONE D'INTÉRÊT (coordonnées Lambert 93) === # Ajustage des bornes s...

Sous la surface, une œuvre d'art

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 Plongée sur la Côte Bleue. Ça peut sembler banal. Et puis… La Mer offre un bijou

🌊 Une flabelline aux Moyadons

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  Belle journée de mars sur les Moyadons. Alors forcément, du monde autour des Moyades. Plutôt que de s’attarder sur les reliefs les plus fréquentés, direction un peu à l’écart. Et même à l'écart des Moyadons, juste là, sous la bouée. Un petit récif ondule autour de trente mètres. Moins spectaculaire que les Moyadons eux-mêmes, mais dans une eau à la visibilité moyenne, et avec un site encore peu connu, c'est une option à tenter. Le décor est familier. Du coralligène comme on l’aime ici : des roches vivantes, des reliefs discrets, une multitude de petits détails qui demandent qu’on ralentisse. Vers 25 mètres, une touche de couleur attire l’œil. Une flabelline. Flabelline mauve -  Flabellina affinis Rien d’exubérant. Pas une scène parfaite. Mais suffisamment pour s’arrêter. Quelques centimètres à peine, des cérates violets tirant vers le rose, et cette présence presque fragile, accrochée à son bouquet d’hydraires. Sur le moment, difficile d’aller plus loin : flabel...

Dorsale vivante au Tiboulen

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Les Terriens repartent en mer Au début de mars, la Méditerranée n’a rien d’une carte postale. La baie de Marseille reste sous les nuages. Quelques gouttes tombent au départ, puis le ciel se tient, uniformément gris, sans vraiment se lever. La météo marine n’invite pas à l’éparpillement. Une houle de sud-est est installée. Rien d’exceptionnel, mais assez pour compliquer les sorties vers le parc des Calanques ou la Côte Bleue. La navigation se fait sans hâte. Dans ce clapot long, inutile de brusquer le bateau. Dans ces conditions, le Tiboulen de Frioul redevient un choix simple, presque évident. Un site accessible. Un abri relatif. Une possibilité laissée ouverte par la mer. L’approche se fait par l’ouest du rocher. Une bouée attend là, moins utilisée car plus exposée. Ce jour-là pourtant, la houle de sud-est la laisse étonnamment calme. Le tombant nord, plus classique, reste une option connue. Mais ce jour-là, c’est le sud qui attire. Moins fréquenté. Moins raconté aussi. Le ...

Plongée d’hiver

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Après les épisodes pluvieux de ces dernières semaines, le ciel de Provence retrouve enfin son bleu typique grâce à un salutaire petit mistral d’hiver. Le Mako II peut reprendre la mer, notamment grâce aux précieux bons soins des mécanos aux doigts magiques — merci David, merci Christophe. Derrière chaque sortie en mer, il y a des heures de travail discret, offertes sans bruit par ceux qui savent ce que signifie avoir envie de plonger. L’impatience est palpable. Un seul bateau ne suffit pas aujourd’hui. Grâce à Guy et son embarcation, une nouvelle fois, personne ne reste à quai. Cap sur l’Érevine. Une eau annoncée à 13°C. Un air encore vif. On sait déjà que limiter le temps de navigation sera apprécié au retour.